Finale, manche 3: Pamukkale se réveille

Publié le par Maxime Pinot

Si vous n'avez pas vu passer la news sur le blog du team ABAC hier soir, j'ai donc gagné la manche d'hier. Et je n'en suis pas peu fier, malgré un scoring peu avantageux. Après avoir fait trois fois 2ème, j'ai donc réussi à m'en adjuger une, avec la manière. Nous avons bien cru un moment que nous ne serions que deux au goal avec Antoine mais cinq autres pilotes sont venus nous rejoindre, dont Jerem, Max et Tim. Un bon moment ! Et une belle revanche après un milieu de saison difficile.

Aujourd'hui, nous avons commencé par notre petite heure de bus inutile, histoire d'aller voir qu'il y a bien 25 km/h de vent arrière sur le site de Cokelez... Du coup, nous redescendons rapidement à Dynamit, le même site qu'hier, sous la bordure du plateau.

Une fois arrivé, c'est bien face et tout le monde se prépare tranquillement en attendant la manche. Les conditions semblent similaires à hier... Le comité nous propose donc de nouveau une manche courte de 46 kilomètres, de nouveau en zig-zag (on fait avec ce qu'on a...).

Je me mets donc en l'air. Malheureusement, tous les pilotes ont la bonne idée de se mettre en l'air tôt. Et c'est la foire d'empoigne dans les bulles évanescentes. Certains se croient plus malins que les autres en voulant faire des intérieurs inutiles. Histoire de bien désorganiser la grappe... Soit, je m'en accommode. Je monte et pars voir ce qu'il se passe un peu plus loin.

L'idée est d'essayer de passer l'inversion, comme hier. Et aujourd'hui, tout le monde à la même idée. Et pour le coup, c'est un avantage car elle semble difficile à percer. Un vol à la réunionnaise (je m'entraîne amis réunionnais, on se voit bientôt;)), en essayant de remonter petit à petit dans les pentes, grappillant mètres par mètres... Intéressant mais fatiguant.

Enfin, nous perçons ! Et heureusement car le start approche. Nous sommes bien plus qu'hier, il y a moins de vent et les conditions semblent meilleurs. Je me dis donc que le rythme risque d'être plus élevé...

Pas trop mal placé au start, je monte un petit peu trop en température pour partir en direction de B1, sur un régime de vol trop élevé par rapport à notre altitude. Le groupe s'arrête dans mon dos, je continue, avec Julien. Pas un très bon début.

Sur un éperon idéalement orienté, nous traversons un thermique. Je décide de m'arrêter alors que Julien et quelques autres tirent droit... Pas facile de laisser partir un pilote comme lui, mais j'ai confiance en mon choix. La priorité, c'est de remonter.

Petit à petit, mon thermique me replace à une altitude convenable. Mais le groupe est parti... Je pars donc en chasse, quelques chose que j'affectionne particulièrement. Fort de mon expérience d'hier, j'incurve mes trajectoires en direction du plateau pour collecter les phénomènes de convergences. Ainsi, je comble petit à petit mon défaut d'altitude par rapport au groupe, plus décalé sur ma gauche, et un bon kilomètre devant. Je profite même d'une bonne VZ...

Devant, ils montent ! Tout accéléré, je pars les rejoindre mais j'ai une idée derrière la tête. Je me faufile dans leurs pieds et ne m'arrête pas. Je vais chercher la balise et compte profiter des retardataires pour baliser le parcours à mon retour... Mais je n'en aurai même pas besoin. Au rayon, je prends un excellent thermique, 3.8m/s intégré ! Parfait ! Je vois arriver les pilotes, en train d'écraser leur accélérateur. Mais mon plan vient de fonctionner... Me voilà de nouveau en bord d'attaque du groupe de tête. Il ne faut jamais traîner à rattraper sur des manches aussi courtes...

Le reste du vol est de la gestion de groupe. Mais je vole à ma manière, préférant partir un peu en avant du groupe dans ces masses d'air aux qualités confluentes, avec des vz plutôt bonnes. Histoire de rebondir en avant du groupe pour tenter de garder la main...

Il restera la rentrée au goal... un long glide final. Il paraissait quasi sans histoire en début de transition... Mais c'était avant que la masse d'air ne nous lâche deux kilomètres avant la speed section, et quatre avant le goal. Tout devient moins porteur... Heureusement pour moi, j'étais assez haut. Je passe la ligne avec 80 mètres de marge. D'autres n'auront pas cette chance. D'autres encore auront serré les fesses jusqu'au bout.

Encore une belle opération, dans les 10 à 40 secondes du premier. Je passe premier au général ce soir. Mais cela n'a pas beaucoup d'importance. Il reste trois manches, et le jeu du FTV.

Je vais juste continuer à voler comme ça, assez détendu finalement. Et avec la banane ! Comme si chaque jour était le premier de cette compétition...

Finale, manche 3: Pamukkale se réveille
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